La consommation à l’ère du confinement !

La consommation à l’ère du confinement !

Depuis le 17 mars 2020, la France est en confinement. La crise sanitaire entraînée par le développement du Covid-19 bouleverse le quotidien des Français et modifie radicalement leurs habitudes de consommation. Cette situation inédite oblige les acteurs à repenser différemment leur service et mode de vente. Une étude menée par LSD (HOPPS Group) pour Getbigger met en lumière l’attachement des Français à leurs commerces de proximité et l’importance de la solidarité pour maintenir le lien social et le tissu économique local. Focus sur les nouvelles habitudes de consommation des Français !

consommation confinement

Les commerces de proximité privilégiés

En cette période de confinement, les Français sont nombreux à continuer de se déplacer pour réaliser leurs achats. Ainsi, selon l’étude menée par LSD pour Getbigger, 77% des Français se déplacent en moyennes et grandes surfaces, commerces de proximité et marchés (quand ceux-ci sont autorisés), pour réaliser leurs achats.

Le confinement a dopé l’engouement pour les produits frais, locaux, et les commerces de proximité attirent de plus en plus de consommateurs. Par le biais de cette étude, nous constatons que les Français ont un réel besoin de voir leurs commerces de produits de première nécessité continuer de fonctionner.

Ainsi, les boulangeries et primeurs sont plébiscités par 97% des répondants. Les boucheries, charcuteries, traiteurs et épiceries, quant à elles, sont plébiscités par 93% des répondants contre 87% pour les poissonneries et 82% pour les fromageries. En revanche, les produits moins cruciaux (tels que les fleurs, les chocolats…) connaissent une forte baisse. Ce manque à gagner est moins important sur les produits culturels (livres) dont l’achat en ligne est déjà intégré au mode de vie des consommateurs.

De manière générale, Les Français sont près de deux tiers à avoir acheté des produits de première nécessité dans les boulangeries, primeurs, boucheries-charcuteries, traiteurs et épiceries.

Les commerces de proximité bénéficient d’une très bonne image auprès des Français et jouissent d’un capital sympathie exceptionnel. 97% des Français déclarent ainsi être attachés à leurs commerces de proximité et souhaitent les soutenir.

Pour ce faire, les Français accordent leur confiance à 3 acteurs principaux pour aider les commerces de proximité en difficulté pendant le confinement :

  • Le réseau professionnel de commerçant (85%) qui peut s’organiser et échanger autour des problématiques liées au confinement.
  • Les maires (74%) qui disposent du capital sympathie le plus fort parmi la population et qui a un pouvoir décisionnel au niveau local tel que la tenue des marchés par exemple. L’attente vis-à-vis des pouvoirs publics locaux est très forte, puisque plus de 8 répondants sur 10 considèrent que l’information quant aux commerces ouverts devrait être transmise par la mairie (par email ou distribution en boîte aux lettres).
  • Les citoyens-consommateurs (72%) sont naturellement les meilleurs alliés des commerces de proximité car in fine leurs achats auprès de ces commerces assurent la bonne santé économique de ces derniers.

Enfin, 9 français sur 10 souhaitent avoir davantage accès aux producteurs locaux et commerces de proximité. Ils sont ainsi, 47% à rechercher les commerces ouverts en faisant une recherche sur internet, contre 40% en se rendant directement sur place et 32% grâce au bouche-à-oreille.

Le virage digital ayant été opéré depuis déjà quelques années par les Français, ils sont nombreux à penser que tous les commerces de proximité possèdent un site internet. Or, la réalité du terrain est bien différente et de nombreux commerces n’ont pas de présence en ligne. Cette crise sanitaire démontre bien le besoin pour les commerces de proximité d’assurer la digitalisation de leurs flux afin d’assurer leur développement, voir leur survie tout en maintenant le lien entre le consommateur et le commerçant.

Le triomphe des circuits courts

Les producteurs locaux ont le vent en poupe. Les Français ont confiance dans les circuits courts qui représentent pour eux la meilleure façon de garantir l’achat de produits frais et sains. Au début du mois d’avril, 75% des Français ont déclaré essayer d’acheter local autant que possible et 53% à favoriser les ventes directes des producteurs (Etude Kantar)

Depuis le début de la crise, un grand nombre de régions s’organisent afin de permettre la distribution en direct de productions maraichères aux consommateurs. Certains producteurs ont décidé de mettre en place des drives piétons pour écouler leur marchandise et les Français sont au rendez-vous ! En effet, les consommateurs recherchent de plus en plus des produits saisonniers, à proximité de chez eux et avec un minimum de contacts ou d’expositions. Autant de caractéristiques que remplissent les circuits courts !

Même si le prix reste le critère de sélection le plus important pour les Français, une étude menée par PwC France et Kantar, démontre l’émergence de deux autres critères :

  • la production en France des produits (32%)
  • leur composition saine, voir bio (22%), et ce même s’ils doivent payer plus cher.

Dans ce contexte, les tendances au “made in France” et au bio trouvent un nouveau souffle. Elles apparaissent comme meilleures pour la santé.

L’étude constate également qu’à la fin du confinement, 62% des consommateurs se tourneront vers des commerçants ayant souffert ou œuvré positivement durant le confinement.

Drive et livraison à domicile explosent

Le confinement lié au Covid-19 a transformé les comportements des consommateurs avec une montée en puissance du digital. Pour éviter au maximum de sortir de chez soi, de nombreux français ont réalisé leur première expérience d’achats alimentaires en ligne durant cette période.

Une demande spontanée de drive et de livraison à domicile s’est exprimée vis-à-vis de certains commerces alimentaires de proximité (13 à 18% chez les primeurs, boucheries-charcuteries, traiteurs, épiceries et fromageries). Dans cette perspective, 9 Français sur 10 souhaiteraient avoir davantage de moyens d’accès aux producteurs locaux et commerces de proximité. Le développement du drive permettrait alors de combler ce besoin.

En effet, les services en ligne et drive conservent un fort potentiel attractif. Malgré le contexte d’épidémie, les français ne ressentent pas d’inquiétude majeure sur les livraisons. Seuls, un tiers des répondants se déclarent un peu plus méfiants que d’habitude.

Plus que jamais, l’E-commerce de proximité à un rôle important à jouer vis-à-vis des nouvelles habitudes de consommation. En effet, près de 8 Français sur 10 se déclarent prêts à utiliser les services e-commerce de proximité et drive et désirent que ces derniers soient mis en place par leurs commerçants.

Cependant, l’expérience d’achat en ligne n’est pas toujours au rendez-vous. Ainsi, selon une étude menée par PwC France et Kantar, 17% des Français ont essayé de se mettre au drive et à l’e-commerce mais n’y sont pas parvenus par manque d’accessibilité physique ou technique (saturation des sites, abandon de panier, délais de livraison augmentés, paniers incomplets…). Pour fidéliser cette clientèle, il est primordial pour les enseignes de réinventer leur expérience d’achat omnicanale, afin d’être en phase avec l’évolution rapide des comportements de consommation.

La crise sanitaire exceptionnelle traversée par les Français met en exergue de nouvelles attentes et valeurs : solidarité, bienveillance et une plus forte demande d’économie sociale et solidaire sont devenus les maîtres-mots des consommateurs. Le désir de nouveaux usages et services émerge pour soutenir l’économie locale et nationale. Or, cette nouvelle économie sociale et solidaire ne pourra prospérer que dans un cadre de digitalisation accélérée. Cette digitalisation nécessaire trouve naturellement son développement au coeur de cette crise.

 

Plus que jamais, les enseignes vont devoir tirer des leçons de cette période de confinement. Elles ont l’occasion de se repositionner et surtout de commencer une phase de transformation face à une nouvelle ère d’expérience client. Sans aucun doute, les entreprises devront devenir plus connectées et plus disposées à mettre la créativité, l’innovation et l’expérience client au coeur de leur stratégie.

L’application mobile Le Drive Local, nouvellement créée par HOPPS Group et la Start’up GetBigger, devrait répondre à ces cette problématique qui est de rapprocher les consommateurs et les commerces de proximité. Découvrez le communiqué de presse ici.

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